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Le grand Cuba Quiz - Partie 1

Nous vous proposons un grand Quiz en deux parties pour partager avec vous nos étonnements et ce que nous avons vu et peut-être compris de Cuba… « Peut-être » car Cuba nous est apparu comme un pays complexe et paradoxal et nous n’avons pas la prétention de vous en dresser un tableau exhaustif et précis… d’ailleurs d’autres marins qui sont allés dans le Sud nous ont rapporté avoir vécu des choses sensiblement différentes.


Surtout un grand merci à Ana et Palacio (nos amis cubains dont nous vous reparlerons plus longuement) d’avoir répondu à toutes nos questions, d’avoir relu, complété et validé les réponses au Quiz !


Bonne découverte…


 

LES QUESTIONS 1 à 5

1. Pour les formalités d’entrée, combien de personnels administratifs rencontrez-vous ?

a. 3

b. 6

c. 9

d. 12


2. Vous voulez appeler votre famille en France…

a. Vous achetez une carte Sim locale que vous créditez en data

b. Vous utilisez votre téléphone satellite

c. Le Wifi est accessible dans les lieux touristiques, il suffit de vous connecter


3. Quel type de pêche avons-nous le plus vu à la Havane ?

a. La pêche au gros, normal, Hemingway a laissé des traces

b. La pêche artisanale comme généralement sur tous les rivages

c. La pêche à la ligne, car le poisson améliore l’ordinaire


4. Combien de cubains avons-nous reçus à bord pendant notre séjour ?

a. 0

b. 5

c. 11

d. 23


5. Qu’est ce vous verrez le plus souvent pendant votre séjour ?

a. Des policiers

b. Des panneaux publicitaires

c. Des représentations de Fidel Castro

d. Des personnes qui marchent à pied

e. Des bouchons aux heures de pointe

f. Des groupes de musiciens dans la rue



 

LES RÉPONSES


Réponse n° 1 : Pour les formalités d’entrée, combien de personnels administratifs rencontrez-vous ?

a. 3

b. 6

c. 9

d. 12


La bonne réponse est 12 personnes ! Record battu depuis notre départ de France, par contre formalités assez rapides !


Lors de l’arrivée dans le port d’entrée qu’est la Marina Hemingway, vous ne pouvez pas faire autrement que de passer avec votre bateau devant les bureaux de l’immigration et de la douane. De plus, au vu du trafic extrêmement limité, impossible de passer incognito.

Douane et immigration à un endroit stratégique

D’ailleurs, vous pouvez d’ores et déjà noter que ce n’est pas un hasard si la douane et l’immigration sont placées à cet endroit stratégique !



Tous les bateaux qui rentrent et sortent, même déjà officiellement acceptés dans le pays ou battant pavillon cubain, doivent s’arrêter à chaque entrée/sortie. Pendant, notre séjour, nous avons discuté avec l’équipage français qui participait au « Torneo internacional de la pesca de la aguja Hemingway » (concours de pêche international) sur un bateau cubain. Ils nous ont confirmé avoir dû s’arrêter chaque jour en partant et en revenant de pêcher avec présentation des passeports, des papiers du bateau et visite de l’embarcation pour s’assurer qu’il n’y avait pas de passager clandestin !


Mais revenons à notre arrivée. A la VHF, les autorités nous indiquent le quai où nous rendre.

Là commence le défilé !


1 garde-frontière qui surveille « l’air de rien »

Avec l’aide d’un garde-frontière, nous accostons en face d’une petite pergola où l’on nous demande de venir nous assoir.

Le garde-frontière restera présent sous la pergola, un œil sur nous, un œil sur Shazzan pendant toute la durée des formalités.


2 jeunes femmes du service de l’immigration

Arrivent 2 jeunes femmes en uniforme, très souriantes, impeccables et même plutôt sexies avec leur jupe courte et leur chemisier moulant. Elles nous posent les questions rituelles : nom du bateau, passeports, papiers de Shazzan le tout en espagnol car de fait, elles ne parlent que très peu anglais. Elles remplissent des formulaires à la main avec papier carbone pour le double… Ici pas d’applications sur Internet type « Click2clear » ou « Sailtoclear » !


A la question, n’avez-vous à bord que des effets personnels, l’honnêteté et un peu la trouille nous obligent à répondre que nous avons 7 sacs de choses diverses (allant de vêtements de seconde main à des tubes de dentifrice en passant par de la vaisselle, des ustensiles de cuisine, des vases ou encore des peluches…) à remettre à une famille cubaine.



En effet, si vous vous souvenez, la dentiste qui m’a soigné la dent en Gambie, Miosotis était cubaine. Lors de nos échanges avec elle, nous avions convenu que nous transporterions toutes ces choses pour les remettre à sa mère, Juana, qui vit à la Havane.

Aussitôt, les 2 jeunes femmes nous regardent d’un air embarrassé et nous indiquent qu’à priori ce ne sera pas possible en ajoutant d’un air dépité « Vous êtes honnêtes » … que nous traduisons aussitôt par « Vous êtes trop honnêtes ! » voire « Vous êtes trop c… » !


1 médecin fan de Louis de Funaisse et de Alain Delon

Arrive alors sous la pergola, un médecin, reconnaissable à sa blouse verte style salle d’opération ! Il nous demande nos passeports, nos cartes de vaccinations internationales sur lesquelles nous avons par précaution fait porter nos vaccins Covid, car ce document est reconnu partout ! Il nous pose tout un tas de questions : avez-vous des maladies, avez-vous été malades pendant la traversée, avez-vous des drogues à bord en nous citant une liste de médicaments incluant la codeïne et cette fois, nous régressons en termes d’honnêteté en répondant non et en croisant les doigts qu’il n’envoie pas de chiens pour détecter ce type de substance à bord !

Nous savions avant notre arrivée, que Cuba, où toute sa population a été vaccinée, avait assoupli les formalités Covid et qu’aucun test ni antigénique ni PCR n’était demandé à l’arrivée pour les personnes vaccinées. Mais notre médecin, entre deux imitations de Louis de Funaisse absolument hilarantes et une plaidoirie sur la qualité de la médecine cubaine, nous sort les écouvillons et entreprend de nous chatouiller les fosses nasales et le fond de la gorge pour un montant de 30 $ par personne… Nous choisissons de nous taire car nous avons encore espoir que notre bonne volonté nous permettra de débarquer nos colis pour Juana.



Pour info, sachez que nous n’avons jamais eu les résultats ! Pour être un peu plus complet sur la médecine cubaine, sachez aussi qu’elle est gratuite pour tout le monde et que les médecins cubains sont réputés dans le monde entier, même si être médecin à Cuba ne vous assure pas un revenu très supérieur à la moyenne (moins qu’un employé au service de l’immigration de l’aéroport). Par ailleurs, si le recours à un médecin qualifié semble aisé, l’accès aux médicaments semble lui plus compliqué, voire très très compliqué !


Le surveillant de la photographe au service de l’immigration

Une fois, cette première étape passée, nous sommes invités à aller chacun notre tour au proche bureau de l’immigration, escorté par le garde-frontière. Nous y retrouvons l’une des jeunes femmes de la pergola qui nous demande de nous assoir, d’enlever nos lunettes et de ne pas sourire en regardant l’objectif de la caméra.


On nous prend en photo et nous comprendrons pourquoi lors de notre départ car on nous prendra à nouveau en photo afin de vérifier et d’attester que ce sont bien les mêmes personnes qui sont à bord.


De fait, Cuba est une île et malgré les contrôles systématiques des bateaux, toutes les personnes que nous avons rencontrées nous ont parlé de membres de leur famille qui s’étaient enfuis du pays… Les autorités sont donc totalement paranos sur tout ce qui entre et sort par la mer ! Officiellement impossible ici de se déplacer de crique en calanque en posant votre ancre où bon vous semble, vous devez détenir un despacho que vous faites tamponner en partant du port A et en arrivant au port B et s’il n’y a pas de marina, on vous indique où ancrer !

Côté vigilance des autorités, vous l'avez compris, la marina Hemingway est bien gardée côté mer avec son chenal d'accès passant obligatoirement devant les bureaux de douane et d'immigration.


Et bien elle l'est aussi côté terre avec une seule entrée depuis la route dotée d'un poste de garde opérationnel 7j/7 et 24h/24.


Autre exemple, l’utilisation de l’annexe dans le port. Nos amis pêcheurs résidaient à l’hôtel El Viejo y el mar (Le vieil homme et la mer) situé à l’autre bout de la marina, un peu loin pour mes gambettes. Nous avons donc utilisé notre annexe pour aller de Shazzan à l’hôtel… entre 9h et 18h pas de problème, mais le soir où nous sommes rentrés à minuit, nous étions attendu par le capitaine du port et un garde-côte qui nous ont remonté les bretelles ! Interdit de naviguer dans le port la nuit avec l’annexe car c’est trop dangereux ! Tu parles ! Nous argumentons que je marche mal et le capitaine du port tente de négocier avec le garde-côte mais la loi est la loi ! Le capitaine du port, très embêté, nous proposera pour les prochaines fois, de l’appeler à la VHF pour qu’il nous emmène en voiture ! Il nous est aussi demandé d’attacher l’annexe à Shazzan avec une chaine et un cadenas car des personnes peuvent la prendre pour s’enfuir ! Nous nous exécutons même si nous avons des doutes sur la faisabilité d’une traversée sur notre annexe de Cuba vers les Bahamas ou la Floride ! Mais en discutant après avec nos amis cubains, ils nous confirment que cela arrive car les vents et les courants sont portants et l’envie de partir est plus forte que la peur d’un tel voyage !


Selon le Guide du Routard (https://www.routard.com/guide/cuba/17/culture.htm ) l’équivalent de 12% de la population actuelle aurait fui le pays et 40 000 cubains essaieraient de fuir chaque année sur une population de l’ordre de 12 millions sachant que d’autres journaux comme Le Parisien cite un nombre de 50 à 80 000.


Pour en revenir à la photographe, elle nous a demandé si nous voulions faire tamponner nos passeports… nous avons confirmé car nous n’avons pas prévu d’aller sur les USA, pays où un tel tampon rend plus compliqué l'entrée dans la pays. Pendant tout le temps passé au bureau de l’immigration, un homme en uniforme était présent au côté de la photographe, il ne nous pas parlé et nous avons eu l’impression qu’il surveillait ce qui se passait !


Les 5 douaniers qui sont venus à bord

Retour au bateau toujours sous escorte ! Nous attendons un peu puis 5 douaniers arrivent et demandent à monter à bord. Il nous faut sortir les 7 sacs pour Juana, chacun est ouvert, exploré, photographié, refermé et largement scotché, re-photographiés et remis dans la cabine arrière tribord…

Une fois les 7 sacs traités de la même manière, celui qui semble le chef, nous explique qu’il sera impossible de donner les sacs, qu’aucune marchandise ne peut rentrer par la mer car les services de douane opérant aux ports d’entrée ne sont pas habilités à faire payer les taxes d’importation ! Nous nous résignons en répondant gentiment que nous comprenons pour éviter tout problème pour Juana (dont ils ont pris les coordonnées) et pour nous-mêmes.


Le chef demande alors de condamner la cabine en scotchant la porte ! Nous lui répondons qu’il doit attendre que nous sortions nos affaires personnelles de la cabine et que cela va prendre un certain temps car il y en a beaucoup entre les équipets, la malle de linge, les coffres sous la couchette… Il doit à ce moment sentir notre mécontentement car il change de stratégie : la cabine restera en l’état mais les sacs seront vérifiés à notre départ et il serait grandement souhaitable que les scotchs n’aient pas été touchés !


Il nous remercie chaleureusement de notre compréhension et nous avons le sentiment que cette affaire l’ennuie autant que nous mais qu’il n’a pas le choix ! Et nous non plus !

Avant leur départ, ils visitent toutes les « pièces » du bateau et demandant d’ouvrir tel coffre, de montrer le contenu du frigo, d’indiquer ce que contient tel sac… Ouf, il ne nous fait pas ouvrir nos 4 gros sacs de pharmacie !


Les 2 représentants du ministère de l’agriculture

Le plus dur est fait !


En quelques heures nous avons les papiers d’entrée, nous pouvons hisser le pavillon cubain dans la mature et nous rendre à la marina.


Shazzan sera amarré devant un petit restaurant éphémère installé pour le concours de pêche !


Les amarres tout juste tournées au taquet, débarquent deux nouvelles personnes en civil, mallette à la main ! Elles se présentent comme le ministère de l’agriculture et c’est reparti pour les questions… et les réponses sont notés par chacun des officiels sur un formulaire identique car eux doivent être moins bien dotés que les douanes et ils n’ont pas de papier carbone, donc il faut tout recopier ! Les questions concernent la nature et l’origine de nos produits frais, nos produits en conserve entamés, nos fruits et légumes. Pas de souci sur le contenu de notre avitaillement mais nous devons toutefois rentrer à l’intérieur tous les fruits et légumes stockés dans les filets sous le portique.


Nous nous exécutons sans vraiment comprendre le bien-fondé de cette consigne… Nous comprendrons plus tard que laisser les fruits et légumes apparents peut être vu comme une "provocation" dans un pays où tout manque et finalement il est vrai que les laisser apparents pourrait confiner à une forme d'indécence.


Réponse n° 2 : Vous voulez appeler votre famille en France…

a. Vous achetez une carte Sim locale que vous créditez en data

b. Vous utilisez votre téléphone satellite

c. Le Wifi est accessible dans les lieux touristiques, il suffit de vous connecter


Les bonnes réponses ne sont pas dans la liste qui ne contient que les modalités généralement utilisées depuis le début de notre périple.


Eh oui, à Cuba, impossible d’acheter une carte sim pour votre téléphone si vous n’êtes pas cubain.

Iridium scellé à la mode cubaine : simple et efficace !

Quant à utiliser votre téléphone satellite, impossible car... il a subi le même sort que les sacs pour Juana :

  • Scotch de l’emballage suivi d'une photo

  • Vérification de la non ouverture à la sortie en comparant les plis du scotch en cas de doute.




Quant au Wifi dans les lieux publics, impossible de s’y connecter même si les réseaux ne sont pas sécurisés par un mot de passe (nous avons testé pour vous !).


Vous reste 4 options :

  • Utiliser votre sim française en prenant le risque de finir ruiné


  • Acheter une carte data internet que vous pourrez utiliser uniquement dans certains restaurants ou hôtels (mais nous ne savons toujours pas où elles s’achètent)


  • Acheter un crédit quelques heures utilisables pendant une période déterminée de 24 ou 48 h et dans un lieu donné. C'est ce que nous avons fait au début à l’hôtel de la marina «El Vejo y el mar ».


  • Demander à un ami cubain d’acheter une carte sim à son nom et de vous la remettre. Nous avons pu opter pour cette solution car Juana a accepté d’acheter notre carte sim à son nom. Par précaution, nous ne l’avons pas rechargé nous même avec notre carte bancaire mais c’est Ana et Palacio (nos chers amis cubains dont nous vous reparlerons davantage !) qui s’en sont chargé. Pour info, c’est assez bon marché pour nous Européens, 10 euros pour la carte sim puis 15 G pour 9.5 €)


Réponse 3 : Quel type de pêche avons-nous le plus vu à la Havane ?

a. La pêche au gros, normal, Hemingway a laissé des traces

b. La pêche artisanale comme généralement sur tous les rivages

c. La pêche à la ligne, car le poisson améliore l’ordinaire


Les 3 sont pratiquées mais nous avons surtout vu des pêcheurs à la ligne et les aficionados de la pêche au gros du tournoi Hemingway.





La pêche au gros


Hemingway - Le vieil homme et la mer

Ernest Hemingway, écrivain que pratiquement toutes les personnes de notre génération connaissent pour avoir lu « Le vieil homme et la mer » à l’école, a vécu longtemps à Cuba.


Il était un pratiquant assidu de la pêche au gros, il taquinait en particulier le marlin…


Il est une figure connue dans le pays, même maintenant, ce n’est pas pour rien que la marina où nous étions porte son nom tout comme le concours de pêche international qui s’y déroulait pendant notre séjour.


On trouve des références à l’écrivain un peu partout (photos de lui avec Fidel Castro à la marina, assiettes souvenirs comme celles que nous ont offertes Ana et Palacio, nom d’hôtel…).







De plus, les guides touristiques vous suggèrent de visiter sa maison devenue un musée (inutile d’y aller, cela ne présente pas vraiment d’intérêt) .


On vous vante aussi la Bodeguita del Médio où il avait ses habitudes.


Si vous y allez, sachez que vous pourrez laisser votre nom sur les murs au côté de celle de Nat King Cole ou Jean Michel Jarre mais que la nourriture y est somme toute assez moyenne !).




La pêche artisanale

Quant à la pêche artisanale, il est un fait que nous n’avons croisé aucun bateau de pêche : aucun lors de notre navigation d’approche à notre arrivée, aucun lors de notre départ et pourtant nous avons longé les côtes pendant 48 heures ! Nous imaginons que cela n’est pas sans lien avec la volonté des autorités de contrôler les « sorties » du pays. Toutefois, nous avons discuté avec d’autres plaisanciers qui vont souvent dans le sud de l’île et il semble que ce type de pêche y soit pratiquée.


Pêche à la ligne

Quant à la pêche à la ligne, nous avons vu des personnes pêchant à la ligne sur El Malecon, la jetée du front de mer de la Havane et ce à chacun de nos passages !


Nous en reparlerons plus longuement, mais l’alimentation est au cœur de nombreuses discussions avec les cubains, qui vous disent tous à demi-mot combien c’est difficile de s’approvisionner…


Donc il est probable que l’ajout de quelques fritures au menu soit un vrai plus pour toute famille cubaine !


Réponse n° 4 : Combien de nos amis cubains avons-nous reçus à bord pendant notre séjour ?

a. 0

b. 5

c. 11

d. 23

La bonne réponse est zéro, personne, degun, nadie !


Non rassurez-vous, nous n’avons pas changé et nous aurions été ravis de recevoir nos amis cubains sur Shazzan mais cela est strictement interdit !

Que gardent-ils ? Shazzan ou les cubains ???

Sur le document que nous ont fait signer les officiels à notre arrivée, cette règle est strictement mentionnée : aucune personne cubaine (hormis les officiels : capitaine du port, douane, immigration, ministère de l’agriculture) n’est autorisée à monter à bord ! Même pire, lorsque quelqu’un s’approchait du bateau sur le quai, on voyait débouler, l’air de rien, le ou les gardiens du port qui venaient veiller au grain !


Qu’à cela ne tienne, nous avons demandé à installer table et chaises sous un barnum pour manger avec un groupe composé de français (nos amis pêcheurs) et de cubains ! Et pour nos amis Ana, Palacio et Juana nous avons tourné une vidéo de l’intérieur de Shazzan que nous leur avons montrée et envoyée par Whatsapp !


Réponse n° 5 : Qu’est ce vous verrez le plus souvent pendant votre séjour ?

a. Des policiers

b. Des panneaux publicitaires

c. Des représentations de Fidel Castro

d. Des personnes qui marchent à pied

e. Des bouchons aux heures de pointe

f. Des groupes de musiciens dans la rue


Avec tout ce que l’on vous a déjà raconté, vous pourriez penser que la bonne réponse est la police !!! Eh bien non, la bonne réponse est « des personnes qui marchent à pied ».



La police

Nous n’avons vu que peu de policiers ou du moins de personnes identifiées clairement comme telles. Nous avons croisé une ou deux voitures de police et nous avons appris à cette occasion, que les policiers ne délivraient que peu de contraventions au code de la route et que généralement, ils se contentaient d’un rappel à la loi verbal. Nous en avons aussi vu quelques uns réglant les feux depuis des petites guérites installées à l’un des angles des carrefours et c’est à peu près tout. Il faut savoir qu’il n’y pas de bouchons à La Havane, tout au plus quelques ralentissements et que la majorité des habitants se déplacent à pied ou en bus. Donc la réponse est clairement "des personnes marchant à pied", car c'est le moyen de déplacement le plus utilisé au moins à la Havane.


Nos amis nous ont aussi confirmé le peu de patrouille policière à rapprocher selon eux de la grande sécurité qui règne dans les rues de La Havane en ajoutant que les enfants peuvent jouer dans la rue même à la nuit tombée et qu’il n’y a que peu d’agressions. Nous n’en savons pas plus sur ce sujet…


La publicité

Concernant les panneaux publicitaires, nous n’en avons vu absolument aucun pendant nos circulations dans La Havane. D’un autre côté, vu la pénurie d’à peu près tout dans le pays et le niveau de vie des habitants, à quoi servirait la publicité… au moins, une pollution visuelle en moins par rapport aux pays capitalistes !


Les représentations du Lider Maximo

Pour les représentations de Fidel Castro, nous n’en avons pratiquement pas vu. Quand nous avons fait part de notre étonnement à ce sujet, il nous a été répondu que c’était la volonté du Lider Maximo qui se refusait au culte de la personnalité car il pensait que c’était l’action qui était importante et non l’homme.


Par contre, Plaza de la Revolución, vous pourrez voir le mémorial Jose Marti. José Marti, (homme politique, philosophe, penseur, journaliste et poète cubain) est le fondateur du Parti révolutionnaire cubain. Il est considéré à Cuba comme un héros national.

Sur cette même place, deux des bâtiments publics portent des portraits géants du Che et de Camillo Cienfuegos, deux héros incontournables de la révolution cubaine... mais pas de Fidel Castro !


En savoir plus :


15 secondes de plaisir rien que pour vous

Et je ne résiste pas à partager cette vidéo d'un groupe (a priori plutôt du type improvisé) que nous avons vu jouer dans la rue et ça valait le coup !



15 secondes qui donnent la patate !


Voilà pour cette première partie du Quiz… la suite bientôt !


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