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🇵🇪 Pérou #5 : Vol au-delà d'un nid de condors

voiliershazzan
11 oct. 2024
12 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 1 jour

Notre nouvelle étape péruvienne : la ville blanche d'Arequipa, l'émouvante histoire de Juanita, la vie secrète perdue dans l'immensité de l'Altiplano, le souffle de Pachamama et, bien sûr, les condors de la Colca...

Le périple andin continue : Arequipa et canyon de la Colca

Pour la suite de notre road-trip au Pérou, nous reprenons un bus, car c'est le meilleur rapport qualité/prix et c'est une bonne occasion de découvrir de nouveaux paysages.


Carte situant Arequipa dans le sud du Pérou

Cette fois, nous partons vers le Pacifique, car nos amis Thierry et Agnès nous avaient vanté la beauté d'Arequipa et la majesté des condors du canyon de la Colca.


Mais pourquoi se limiter aux musts des guides touristiques quand les retraités que nous sommes ne sont pas contraints par un planning serré !


Préparez-vous à une tournée des églises, une virée en 4x4 et même à aller saluer une mariée !


Et si vous êtes sage, on pourra même s'amuser ensemble avec notre jeu "Devinettes et cocasseries". Bon voyage !


Arequipa, la foi gravée dans la pierre

Dès notre arrivée à Arequipa, nous constatons un vrai changement d'ambiance : dans la deuxième ville du pays en nombre d'habitants (1,2 million), nous quittons temporairement la fraîcheur des sommets (nous perdons 1 500 mètres d'altitude).


Nous nous retrouvons maintenant dans une ville avec un centre historique de style colonial dont les bâtiments sont en sillar, une pierre blanche volcanique emblématique de l'architecture d'Arequipa. C'est d'ailleurs l'importante utilisation de cette pierre qui, à juste titre, a valu à Arequipa le nom de "Ville Blanche".


La cathédrale qui résiste aux séismes

Notre tour religieux a commencé par la découverte de la grande cathédrale de la Plaza de Armas, une place très vivante où les touristes péruviens et étrangers se posent sur un banc au milieu d'un espace arboré et fleuri. La plaza est ceinte de galeries sous arcades où les boutiques nous rappellent néanmoins que nous sommes dans un lieu très touristique.



Cette cathédrale a dû être rafistolée plusieurs fois suite à des séismes et même un incendie, mais l'orgue majestueux fabriqué par le Belge Loret (quand même 12 mètres et 1 218 tuyaux !) a plutôt bien résisté aux séismes, ne nécessitant que quelques menues restaurations.


Le baroque andin de l'Iglesia de la Compañía

À l'autre bout de la place, se trouve l'église de la Compañía, construite elle aussi en pierre blanche.


On y entre par un porche reprenant les symboles du baroque andin (Barroco Andino) avec ses motifs très variés :

  • flore et faune tropicales,

  • motifs maniéristes tels que sirènes, masques...,

  • motifs précolombiens : soleil, lune, puma...,

  • éléments chrétiens.



Cette église, l'une des plus anciennes de la ville, témoigne donc d'un art faisant la part belle au syncrétisme religieux car entre les symboles traditionnels chrétiens se faufilent des références aux cultes antérieurs à l'arrivée des Espagnols et du catholicisme. Et saviez-vous que, dans les églises catholiques péruviennes, on peut même voir Jésus déguster du cuy, c'est-à-dire du cochon d'Inde, lors de la Cène ?


Comme toujours en Amérique du Sud, on y trouve des fidèles qui prient à toute heure de la journée et nous nous faisons le plus discrets possible pour ne pas gêner leur recueillement.


En pleine jungle dans la chapelle San Ignacio

La minuscule chapelle attenante, San Ignacio, nous a vraiment surpris par son décor qui évoque immédiatement un jardin d’Éden aux inspirations tropicales !


Décor polychrome aux motifs tropicaux de la chapelle San Ignacio à Arequipa

On se retrouve immergé dans une nature luxuriante digne d'un tableau du Douanier Rousseau, où les saints et les anges se perdent dans des entrelacs de branchages ponctués de fleurs aux couleurs chatoyantes, de perroquets multicolores, de fruits alléchants... une représentation sublimée de la jungle inspirée par les missions jésuites dans les forêts tropicales. Quand on sait que de jeunes jésuites étaient formés à Arequipa avant de partir notamment en mission dans la selva, on peut alors se demander si ce décor n'était pas aussi une façon de les préparer à ce qui les attendait...


Le plafond de cette chapelle, aussi appelé la Cúpula policromada (coupole polychromatique), est l'un des trésors religieux d'Arequipa. Un cartouche informe les visiteurs que les auteurs de ces peintures sont inconnus. En tout état de cause, leurs couleurs éblouissantes résistent depuis trois siècles !


La ville-couvent de Santa Catalina

Pour les familles de notables d'Arequipa, il était de bon ton à l'époque d'envoyer l'une de leurs filles au couvent, ce qui explique en partie la dimension exceptionnelle de Santa Catalina : quelque 20 000 m² !


Le couvent est comme une petite ville dans la ville avec sa place centrale et ses rues (qui portent toutes le nom de villes espagnoles), son potager, sa boulangerie... Tous les bâtiments sont faits eux aussi de pierre blanche de sillar, mais certains sont peints avec des couleurs naturelles, en particulier un bleu qui n'est pas sans me rappeler la couleur des volets des bourrines que l'on trouve sur les îles et les bords de mer vendéens.



Lors de notre visite, le couvent n'accueille que 15 nonnes et 4 novices, mais il a su garder son lustre d'antan, et ce malgré les séismes qui l'ont endommagé à plusieurs reprises.


Mais revenons au temps où jusqu'à 450 femmes vivaient dans le couvent, dont 180 nonnes, les autres étant des novices ou des servantes ! Les filles y arrivaient toutes jeunes pour entamer leur noviciat. Si les plus fortunées résidaient dans un petit appartement avec chambre, coin cuisine, parfois même accompagnées de servantes, les plus modestes logeaient dans des cellules spartiates et étaient contraintes de travailler au sein du couvent.


Toutefois, à la fin du noviciat, celles qui prononçaient leurs vœux quittaient les espaces communs du noviciat et certaines rejoignaient leur appartement individuel.



Cilice utilisé par la bienheureuse Ana de los Ángeles Monteagudo à Santa Catalina
Le cilice, genre matelas barbelé, utilisé par la bienheureuse Ana de los Ángeles !

Pour entrer au couvent, notre guide nous a expliqué que les familles devaient débourser l'équivalent de 6 kg d'or, faire construire ou acheter leur petit appartement, fournir une dot à la novice et s'acquitter d'une contribution annuelle en pièces d'argent. Les novices y étaient éduquées, elles pratiquaient la musique et bien sûr priaient...


Les religieuses pratiquaient aussi, comme souvent à cette époque, différentes formes de pénitence corporelle, notamment le port du cilice et l'auto-flagellation.


L'une des nonnes du couvent, Ana de los Ángeles Monteagudo, a été béatifiée à Arequipa en 1985 par Jean-Paul II car elle aurait guéri une femme atteinte d'un cancer de l'utérus très avancé.




L'histoire de Juanita, la petite Inca des glaces

Juanita est une jeune fille inca, dont l'âge est estimé entre 13 et 15 ans. Sa dépouille est dans un état de conservation exceptionnel grâce aux siècles passés sous la glace.


Corps de Juanita, la jeune Inca sacrifiée sur le volcan Ampato

Elle aurait été choisie il y a environ 500 ans avec d’autres jeunes gens pour ce qui était alors considéré comme un privilège : être sacrifiée en offrande aux divinités incas afin d'éviter les catastrophes naturelles et garantir de bonnes récoltes.





Découverte de Juanita sur les pentes du volcan Ampato en 1995
Photo de Johan Reinhard, "Peru in Images"

Juanita est restée ensevelie au sommet des 6 288 mètres du volcan Ampato jusqu’à ce que les éruptions d'un volcan voisin, le Sabancaya, déposent des cendres sur les glaces de l'Ampato, accélérant leur fonte au soleil... Sa tombe de glace a alors commencé à disparaître.


L’archéologue américain Johan Reinhard et l'alpiniste Miguel Zárate l'ont découverte en position accroupie, emmitouflée de tissus d'alpaga, au milieu d'autres offrandes : poteries, figurines en or et argent, objets en coquillage ou en os de lama...



Congelée, son corps et ses vêtements étaient remarquablement préservés, sauf son visage qui avait été un peu dégradé : un glissement de terrain l'avait découvert et exposé aux rayons du soleil.


L'étude de son corps a permis d'enrichir les connaissances sur ces sacrifices : on sait que son régime alimentaire avait changé environ un an avant la cérémonie et qu'elle est morte d'un violent coup sur la tête. On imagine cette petite marchant depuis Cusco, à plus de 500 km de là, puis gravissant l'Ampato jusqu'à plus de 6 000 mètres ! Elle devait être à bout de forces après un tel voyage. J'espère que cet épuisement, conjugué à la consommation rituelle de chicha (boisson alcoolisée à base de maïs) et de feuilles de coca, l'avait plongée dans un état second lorsque le coup fatal lui a été porté.



Découverte de Juanita sur les pentes du volcan Ampato en 1995

Aujourd’hui, la petite princesse des glaces repose dans un caisson à −20 °C au musée Santuarios Andinos d'Arequipa. Elle est régulièrement retirée de l'exposition pour permettre aux spécialistes de contrôler son état de conservation. Elle peut alors être remplacée par Sarita, une autre jeune Inca retrouvée congelée dans les Andes.



Pour ceux que cela intéresse, je vous propose cette vidéo relatant la découverte de Juanita sur les pentes de l'Ampato.





Une virée en 4x4 dans l'altiplano

Pour explorer le canyon de la Colca, nous avons décidé de louer une voiture, même si cela grévait pas mal notre budget. Nous avions choisi un petit 4×4 mais finalement nous avons été surclassés car peu de touristes savent utiliser des boîtes de vitesse manuelles, comme celle dont était équipée notre voiture.


Christine devant notre 4×4 sur une piste de l'Altiplano péruvien
Notre "petit" 4x4 !!!

Nous nous sommes retrouvés au volant d'un gros char, ce qui nous a permis de prendre des pistes parfois à peine carrossables dans les montagnes, une véritable opportunité pour nous de rencontrer une multitude d'animaux.


Vigognes, flamants roses et autres vizcachas...


Vigognes sauvages dans l'Altiplano près du canyon de la Colca
Les craintives vigognes

D'élégantes et graciles vigognes sauvages arpentent l'altiplano...


Elles ne sont tondues que tous les deux ans, lors du chaccu : les communautés paysannes autorisées les rassemblent pour prélever leur précieuse laine avant de les relâcher.


Il paraît que leur laine est la plus douce au monde mais les attraper doit se mériter car elles sont très, très craintives.





De chatoyants flamants roses se prélassent au bord de la laguna à plus de 3 500 mètres d'altitude et parfois s'envolent tous ensemble... Il se dit que ce seraient ces parihuanas aux ailes rouges et au corps blanc, qui auraient inspiré à José de San Martín les couleurs du drapeau péruvien.





Viscache des montagnes dans les Andes péruviennes
Une vizcache des montagnes - Source Wikipedia

Les vizcachas (viscaches des montagnes) sont de petits animaux mi-lapin, mi-écureuil de la famille des chinchillas. Ces rongeurs typiques des Andes mesurent une soixantaine de centimètres et peuvent vivre jusqu'à 5 000 mètres d'altitude.


Ces petits rongeurs herbivores vivent en colonies pouvant atteindre 80 individus et trouvent refuge dans des sortes de terriers aménagés dans les crevasses entre les rochers.


Très craintifs, ils s'enfuient au moindre bruit et nous n'avons pas réussi à les photographier.




Nous avons aussi croisé des alpagas, des vaches, des chevaux vivant en quasi-liberté dans l'immensité  de la cordillère des Andes...


Chevaux en liberté dans les paysages du canyon de la Colca

Des paysages encore une fois époustouflants

Les paysages sont époustouflants et d'une grande variété. En cette fin de saison sèche,  les herbes jaunies ondulent à perte de vue sur de grands espaces plats ou à peine vallonnés de l'altiplano avec en arrière-plan des sommets de montagnes avec parfois des pics tellement acérés qu'on a l'impression qu'ils voudraient découper le ciel ! Quelques "lagunas" ponctuent ces étendues et tout comme les bofedales, elles constituent des points de ralliement pour la faune andine. Les bofedales sont des zones humides où l'eau serpente, une eau stockée par des plantes en forme de coussinets qui rappelle un peu les páramos de Colombie. Leur vert profond et leur aspect mousseux apportent comme une sorte de douceur rafraîchissante au milieu de ces paysages dont la sécheresse et la minéralité évoquent davantage une forme de rudesse. 



Tout autour, des montagnes escarpées nous rappellent la puissance brute de la nature avec des formes saillantes, des strates tourmentées, des éperons rocheux lancés vers le ciel, des failles comme des coups de haches portés par un dieu en colère, mais un dieu un peu artiste qui aurait jeté ses couleurs avec inspiration. Cette montagne sera veinée de rouge, celle-ci restera blanc immaculé ou noir profond tandis qu'une autre s'habillera de vert ou d'ocre. Je ne sais si c'est une facétie de notre dieu ou l'usure du temps mais certains sommets semblent laisser descendre comme des coulées de sable... 



La Colca : pourquoi ne parle-t-on que de ses condors ?


C'est vrai, ces vautours sont un must !

Ce coin du monde est la maison de multiples espèces d'oiseaux. Certains évoluent dans le moindre trou d'eau, d'autres, plus petits, se posent sur les branches des plantes et arbustes de l'Altiplano, d'autres se cachent dans les anfractuosités des flancs escarpés des montagnes. Même des colibris y butinent les fleurs de cactées.


Mais ceux dont le monde parle, ce sont ces condors des Andes, d'immenses vautours qui comptent parmi les plus grands oiseaux volants du monde avec plus de 3 mètres d'envergure.


Crédit photos : notre ami Thierry Leclerc

Chaque matin, ils viennent planer sur les vents ascendants qui naissent dans les profondeurs du canyon. En effet, peu après le lever du jour, les parois rocheuses exposées au soleil se réchauffent plus rapidement et plus intensément que l'air environnant. Cet air plus chaud s’élève et, canalisé entre les parois de l'étroit canyon, il remonte encore plus vite. Les condors n'ont plus qu'à profiter de cet "ascenseur" pour prendre de l'altitude et planer presque sans battre des ailes.


Dans le ciel bleu pur du petit matin, ils volent et tournoient devant les yeux ébahis des humains postés sur les miradors...




Impressionnant de voir les ailes déployées de ces majestueux oiseaux, d'autant que le condor occupe une place importante dans la cosmologie andine.


Le monde s'y répartit traditionnellement sur trois niveaux :

  • le monde d'en haut, le Hanan Pacha, associé au condor ;

  • le monde terrestre, celui des vivants, le Kay Pacha, associé au puma ;

  • le monde d'en bas, l'Uku Pacha, associé au serpent.


Ces trois mondes sont liés : les hommes viennent de la terre, parcourent le monde des vivants avant de s'élever vers le monde d'en haut.



Mais il y a aussi le souffle brûlant de Pachamama

La force de Pachamama, nous la reconnaissons dans ces paysages grandioses, puissants, démesurés, mais nous l'avons aussi ressentie dans ces colonnes de vapeur d'eau qui s'échappent d'entre les roches comme son souffle brûlant.



Je n'ai pas pu m'empêcher de voir dans les jets et les bouillonnements du geyser les manifestations de sa colère, comme une menace qui dirait : "Faites attention petits humains, gare à vous si vous continuez à m'abîmer, n'oubliez pas que j'ai la force du feu de mes entrailles pour tout détruire, vous et vos scories".



Déchets plastiques au bord d'une piste dans l'Altiplano péruvien

Abîmer Pachamama !!! Même dans ces hauteurs de la cordillère des Andes, du plastique défigure les bords de route, bien sûr surtout ceux de la route principale Arequipa - Vallée de la Colca. Mais même sur la piste où nous n'avons croisé que deux camions en plusieurs heures de trajet et où seuls quelques bâtiments rappellent la présence humaine, nous en avons aussi déploré la présence !



Et le dimanche à Sibayo, c'est le jour de mariage

Nous avons aussi arpenté de petits villages d'altitude comme Sibayo où le cortège d'un mariage sortant de la messe dominicale nous a enchanté, tant par les couleurs éclatantes des costumes que par la joie des danses et de la musique...



Voilà un bref aperçu de ces deux jours dans le canyon de la Colca, une escapade qui nous a laissé des étoiles plein les yeux.


Et comme il faut bien assurer le quotidien...

Nous dormons chez l'adorable Lucia

Nous étions logés dans la maison de Lucia, une ancienne institutrice de 77 ans qui nous a accueillis avec chaleur. Nous avions une chambre avec salle de bain et notre hôtesse partageait sa cuisine avec tous ses locataires, chacun disposant de son petit coin dans le réfrigérateur ! Au centre de la maison, un patio avec une balancelle où nous avons bien papoté avec Lucia : de sa vie, de la nôtre, de nos pays respectifs...



Nous pouvions aussi disposer d'une machine à laver le linge et profiter du toit-terrasse qui nous permettait d’admirer les volcans entourant la ville. Autre avantage, et non des moindres, nous étions à deux pas du centre historique !


Nous nous aventurons en gastronomie locale

Nous avons dégusté dans le désordre :

  • un cake citron/cañihua accompagné d'une boule de glace au lúcuma ; C'est, paraît-il, le parfum de glace préféré des Péruviens ! La cañihua est une pseudo-céréale cousine du quinoa, sans gluten et riche notamment en protéines, fer et magnésium. Le lúcuma est un fruit andin, aussi appelé "or des Incas", dont le goût naturellement sucré rappelle un peu le caramel ou le sirop d'érable.


  • du ceviche de poisson ; ce plat emblématique du pays est réalisé à base de poisson cru, coupé en dés et mariné dans du jus de citron vert qui le "cuit" et lui donne une saveur fraîche et acidulée. À Arequipa, il était accompagné de patate douce, avec laquelle il se mariait très bien.


  • des « porridges andins » : un petit déjeuner à base de boissons épaisses fabriquées maison et conditionnées dans des bouteilles recyclées. Nous avons choisi les saveurs : quinoa, kiwicha (une amarante) et maca ! Le maca est une racine originaire des Andes, de la famille des crucifères comme le chou ou le brocoli. Il est aussi appelé ginseng péruvien et on lui prête des vertus énergisantes, stimulantes et, paraît-il, aphrodisiaques ! Nous avons tout bu et c'était délicieux... et non je ne répondrai pas à votre question sur les effets concrets du maca, je laisse libre cours à votre fantaisie !





Le jeu "Devinettes et cocasseries"

Retrouverez-vous dans les photos suivantes :

  • une araire en bois - Indice : il y a aussi des bœufs sur la photo

  • des pommes de terre aux yeux bleus - Indice : elles s'appellent Papa Ojo Azul en espagnol

  • une jeune fille fêtant ses 15 ans - Indice : elle porte une jolie robe bleue

  • un stand de glace au fromage de vache - Indice : fromage se dit Queso en espagnol

  • des pommes de terre déshydratées par une succession de gel et d'exposition au soleil - Indice : elles sont toutes blanches

  • des planches d'éducation sexuelle vendues au marché - Indice : au milieu de toutes les planches éducatives destinées aux enfants et plus précisément sous celle du système solaire

  • une manifestation de l'altitude - Indice : on avait bu au sommet de la montagne et on redescendait

  • des outils pour fabriquer des hosties - Indice : dans un joli placard en bois

  • la barrière peut-être la plus symbolique du monde - Indice : pas besoin, c'est fastoche !


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© 2021 Voilier Shazzan

Crédit photo : Equipage Shazzan, Machin Truc, Violaine Parcot,

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